Machiniste à la RATP

Au sein de l’entreprise de la RATP un conducteur de bus est appelé « machiniste ».

Il a pour missions d’assurer la sécurité de la clientèle, et de la conduire à destination.

  • Pour accéder à ce métier…

Un machiniste doit avoir un permis B et D puis suivre 6 à 8 semaines de cours théoriques, suivies 15 jours de pratique.

Après cette étape, il y a des épreuves (avec un contrôle continu, et un examen) qui se déroulent sur 8 semaines; on y apprend par exemple à analyser une panne. A l’issue de ces semaines de conduite et de maintenance, le futur machiniste passe un examen dont la fameuse « épreuve de plateau » : il doit effectuer une marche arrière, un slalome, et se garer dans un espace de 20 m !).

Ensuite ils sont prêts pour rejoindre la circulation sur la route mais en binôme. Il faut aussi vendre les tickets, accueillir des personnes handicapés… La formation peut se prolonger de 15 jours pour ceux qui ont des difficultés.

Tous les 3 ans, ils ont un nouvel examen qui consiste à être évaluer par un inspecteur, « passager mystère ».

Il faut au moins 21 ans pour postuler à ces postes, aimer conduire, et avoir une bonne maîtrise de soi même.

Durant notre visite au dépôt des bus du 13ème, certains machinistes nous ont déclaré qu’ils étaient des anciens conducteurs de poids lourds.

Nous avons remarqué une forte absence des femmes. La profession se féminise lentement (20%). Depuis peu, des femmes travaillent à l’atelier de mécanique.

Sihame.M 3°C , Doriane.K 3°C

  • Les conditions de travail du machiniste

Les machinistes se repartissent le travail sur trois horaires :

-la nuit (→ 18h00 à 1h30)

-le matin (→ 5h00 à 13h00)

-l’après-midi (→ 12h00 à 21h ou → 15h00 23h00)

Ils disposent chacun de leurs radars : ce sont des tablettes qu’ils utilisent pour connaître leurs horaires et le numéro de leur bus.

Ces horaires sont difficiles pour la vie de famille, ils sont irréguliers et ne sont pas prévus à l’avance.

Lors d’une course (du départ jusqu’au terminus), le temps du trajet peut varier en fonction des intempéries, du trafic et des temps de pause (prévus toutes les deux heures).

Ils doivent s’arrêter à chaque station pour prendre et déposer les voyageurs et garder le rythme de départ et la distance entre les bus suivants et précédents.

Leurs journées quotidiennes consistent à transporter les passagers du point de départ au terminus en passant par chaque arrêt de bus et à veiller au bon déroulement du trajet des voyageurs. Les machinistes n’ont pas d’heures fixes pour manger : ils mangent « ce qu’ils peuvent et quand ils le peuvent » faute de cantine.

Un machiniste  gagne 1640 euros brut /mois sur treize mois hors-primes, au début de sa carrière. L’avancement se fait tous les trois ans (à l’ancienneté) ; en fin de carrière, il gagne 2200 euros net/mois.

Les femmes touchent le même salaire que les hommes, mais elles sont encore minoritaires dans ce métier. (Les statistiques prouvent que les femmes causent moins d’accidents et conduisent plus vite que les hommes.)

L’ambiance de travail est bonne, le personnel de la RATP est soudé et solidaire. Ils se tutoient et s’appellent par leurs prénoms : une vraie complicité existe.

Mais dans le bus, le machiniste n’est pas toujours respecté par les passagers qui ne le saluent pas forcément et  le considèrent plus  comme une « machine » que comme un « humain ». Ils sont la première cible des passagers mécontents des services de la RATP.

Consultez la Fiche du métier de conducteur de bus sur le site de l’Onisep ! 

Leyna M et Mira V

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